Ville de Le Teil

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histoire de la ville

histoire de la ville

autrefois... Le Teil

Petite ville du Vivarais, à la fois rêveuse et fière, ensoleillée et ardue.
Si elle laisse le Rhône filer entre ses doigts de sa main gauche, ne la croyait pas nonchalante, elle rêve…
Si elle permet à la poussière de lui blanchir les pieds, ne la pensez pas insouciante,
elle est fière de l’industrie qui lui donne son renom ;
Si elle se coiffe de son amie la Roche Noire,
Tel un feutre, ne la croyait pas snob,
Elle se protège du soleil trop ardent,
Si les doigts de sa main droite s’accrochent
Si ferme aux méandres de la montée des Combes
Ne la croyez pas désespérée,
Elle est ARDECHOISE !

Autrefois le Teil… C’est un petit village du nom de "Tilliou" qui naît autour du château le " Monstilium ", que vient de faire construire le seigneur d’Adhémar. Nous sommes au XIIIe. La vie s’installe : on "teille" le chanvre (peut-être une des étymologies du patronyme d’aujourd’hui) qui est à l’époque une culture importante.

Mais en 1634, le Cardinal de Richelieu, qui voyage par voie d’eau, fait bombarder le château, un boulet tombe sur la réserve de poudre… et depuis, il nous reste des ruines…

Le commerce par voie d’eau s’intensifie, et petit à petit le village s’étend. Il faut dire que depuis plusieurs siècles déjà (début de l’ère chrétienne), Mélas était né ; son église classée monument historique, et son baptistère, non moins célèbre en sont aujourd’hui les preuves irréfutables.

Le Teil donc, devient important par l’activité de son port qui en est le centre commercial et qui occupe la Place des Sablons actuelle ; on y charge et décharge les tissus, toiles, livres ainsi que les fruits de la vallée du Rhône. Le village est alors choisi comme dépôt de Sel Royal, le noble Pavin en est le noble receveur, et rue Klébert une très belle porte témoigne de ce temps où les greniers faisaient partie du renom de Le Teil.

Mais en même temps, l’activité du Port entraine de nombreux droits de péage et de douane, droits qui ne seront supprimés que vers 1789.

Le premier pont reliant Le Teil à Montélimar date du XIXe siècle, il est monté sur quatre piles (le pont actuel serait le 4ème et date de 1946).

Puis les caprices et l’impétuosité du Rhône commencent à faire des ravages (L’île du Teillaret est ainsi formée par un dépôt d’alluvion et de graviers), Les bateaux ont de plus en plus de mal à accoster, et le trafic s’amenuise. Il meurt tout à fait en 1870 pour laisser la place au chemin de fer. Et c’est l’activité ferroviaire qui prend le dessus.

Les hameaux de Mélas, du Teillaret, de Frayol et de La Violette (situé au sud et auquel un célèbre aubergiste a laissé son nom), forment la ville du Teil ou les cheminots y vivent en grand nombre, et en font un important et célèbre dépôt de locomotive à vapeur qui ne s’éteindra qu’en 1960.

De nouvelles industries se développent.

La fabrication de la chaux existe depuis longtemps, mais les usines Lafarge vont leur donner un nouvel essor en participant, entre autre, à la construction du canal de suez.

Le Teil est une commune du canton de Viviers comptant 3.150 habitants.

La diligence du "Père Magne" effectue la liaison Le Teil-Montélimar, l’autobus s’arrête à la Violette. A la sacherie ce sont les femmes qui raccommodent les sacs de ciment…



le château

Du château il ne reste pratiquement plus rien et il est bien difficile de nos jours de se faire une idée de ce que fût cette imposante forteresse qualifiée de "très considérable" par les anciens chroniqueurs. Aux archives de l’Ardèche nous avons trouvé quelques vagues précisions dans des notes manuscrites de Celestin Dubois. D’après cet historien le château occupait un quadrilatère de 200m sur 50m de large.

"les constructions du château du Teil étaient flanquées au levant d’un énorme château sur les ruines duquel se trouve le signal et ou était creusée dit-on une immense citerne qui alimentait le château et le bourg du Teil en temps de guerre. Le château fort était entouré de murs épais à pans coupés. Au nord il était garanti par un large fossé flanque de redoutes et de terrassements. Le château se composait de deux grand corps de bâtiments reliés ensemble par des constructions qui en formaient les dépendances. D’un autre côté il était garanti par des fosses et de l’autre par un rocher à pic."

Le château fut fortifié au XIVème siècle. C’est surement à cette époque qu’a été construite hors fortifications la grosse tour dont il reste encore les assises au sud des restes du château a proximité de l’ancienne poudrière dont on voit encore les pans de murs disloqués et empilés les uns sur les autres. Cette tour devait être assez importante : elle formait un quadrilatère de 13 mètres sur 11 mètres et avait des murs épais de 4 mètres.

Pourquoi une tour en cet endroit ? Peut-être pour protéger l’entrée du château. Contrairement aux autres superstructures du château, elle était bâtie en pierres de blaste.
Les autres tours qui renforcent les remparts du "castrum", à l’intérieur duquel se blottissait l’ancien bourg de Tilian, sont de formes carrées. Cette forme prouve l’ancienneté de ces constructions, car par la suite elles furent de forme ronde, afin d’éviter les angles morts. De plus les tours de forme ronde résistaient beaucoup mieux aux boulets des bombardements et autres couleuvrines.

Au Teil ces tours posent une énigme et personne à notre connaissance ne semble l’avoir remarqué. Pourquoi sont-elles construites à l’intérieur des remparts et non à l’extérieur comme il y eut été plus logique et de plus beaucoup mieux adapté à la défense de l’ouvrage. Peut être quelqu’un a-t-il une explication ?

La tour située un peu au dessus de l’entrée du village s’appelait la "tour vieille" ; et une autre est appelée "la tour de ville". Le donjon devait se trouver à l’emplacement du pigeonnier, endroit stratégique par excellence.
Sous le pigeonnier existe encore une cave voutée. Ce pigeonnier fût construit par la famille de Jovyac, derniers seigneur du Teil et lui appartenait.



pendant la résistance

école de Frayol

Jean VERNET, instituteur à l’école publique de Frayol, apportait avec générosité et compétence son concours à tous les mouvements de résistance qui avaient besoin de lui : Parti Communiste, Armée Secrète, Front National... Le 24 Mars 1944, il fut appréhendé par les Waffens et trainé sans ménagement devant des élèves en récréation… Torturé d’abord à l’hôtel Poitiers à Viviers, emprisonné à Nîmes puis aux Baumettes à Marseille. Le 4 Juin, il fut jeté (80 par wagons et debouts) dans un des sinistres convois pour les camps de la mort. Sanctionné de surcroît pour tentative d’évasion, il dut effectuer le voyage nu. Il contracta une broncho-pneumonie. Comme tous ceux jugés trop faibles pour travailler, il fut exterminé à Neuengamme le 12 Novembre 1944.

Le Teil-Frayol

Le 23 août. Embuscade, accrochage, 5 heures de combats entre les 54° et 55° compagnies A.S. et l’ennemi en retraite. Quatre jeunes FFI, un gardois, un français d’Outre-mer, un lyonnais, un parisien, ont laissé ici en Ardèche et ensemble, leur vie pour la France et la Liberté : au cours du combat, un habitant de la localité était également mortellement blessé.



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